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SARAH : je suis enfin reconnue travailleur handicapé

Je suis Sarah, aujourd’hui je vais vous racontez mon histoire. J’ai eu mes règles à 11 ans, et de là, le calvaire à commencé. Des douleurs inimaginables, nausées, vomissements, migraines, malaises… A l’époque j’était au collège, à cause de tout ça le collège ne voulait plus de moi quand j’avais mes règles. A 12 ans ma maman m’a amenée chez son gynécologue, qui m’a vu naître. Premier traumatisme quand il m’a demandé de baissez ma culotte, bon j’ai pas eu le choix.

J’ai changé au moins 6 fois de pilule jusqu’à mes 19 ans. Car les règles étaient insupportables, je faisais souvent des kystes, et tous les mois un petit séjour à l’hôpital. Où on me découvrait une anémie en fer, à plat à cause des douleurs, mais on me disait que j’étais une petite chochotte. Puis de nombreux rendez-vous chez le gynéco et d’échographies qui ne donnent rien.

A l’âge de 19 ans je me fait poser le stérilet hormonal. Le paradis pendant 1 an et demi et après le calvaire revient : douleur, maux de tête, fatigue extrême par moment, hémorragie, maux de reins, mais je continue de m’investir à 100% dans les études et l’esthétique. Car j’aimais tellement ce métier.

En novembre 2016 des douleurs commencent à apparaître hors règles, j’ai le ventre gonflé comme une femme enceinte, je me shoote aux médocs pour tenir. En janvier 2017 je contacte une gynéco à Lyon qui, elle, est directe : elle soupçonne l’endométriose directement et elle m’envoie faire un IRM, qui révèle de l’endométriose et un kyste de 3,2 cm. Elle décide alors de me retirer le stérilet, et me donne 1 pilule, qui au bout de 2 jours me créé une hémorragie. Je suis quand même allée en cours mais je ne tenais plus alors j’ai appelé mon médecin traitant qui n’a pas pu me répondre sur le moment, et qui m’a rappelée quand j’étais en cours. J’ai eu la honte de ma vie de devoir expliquer à mon prof que j’attendais un appel important de mon médecin car je faisait une hémorragie. Elle m’a dit qu’il fallait que j’aille à l’hôpital de toute urgence, j’ai donc du appeler mon copain pour qu’il vienne me récupérer et m’amener à l’hôpital.

En avril 2017, j’ai été arrêtée à cause de malaises car les douleurs prenaient une place énorme. Je dormais 2 h à 4 h par nuit depuis 2 mois. Et là tout à dégringolé. J’ai vu le spécialiste début mai qui m’annonce qu’on allait faire une coelioscopie fin mai, donc je suis arrêtée jusqu’à fin mai. Et j’ai donc du expliquer à l’école et ma patronne que je ne pourrais revenir que fin août. Ma patronne ne pouvant pas me garder à fait une rupture d’un accord commun. En plus du diagnostic d’endométriose, je perd mon apprentissage…

Je suis donc opéré le 30 mai 2017. Le médecin me retire des adhérences, des kystes (utérus vessie, côlon) . Il m’assure que tout ira mieux après, que je pourrai reprendre mon travail. Sauf que début septembre j’essaie de reprendre en esthétique même si les douleurs sont toujours là. Le drame commence. Impossible de tenir toute la journée, je doit faire une croix sur mon métier d’esthéticienne. Je dois donc commencer une réorientation, mais là, déception de plus. Pôle emploi et la mission locale m’annoncent que sans dossier de RQTH (reconnaissance qualité travailleur handicapé ), avec mes restrictions, trouver du travail serait compliqué. Alors j’entretiens les démarches et je fais la demande de la carte prioritaire. En décembre le verdict tombe, je suis reconnue travailleur handicapé et j’ai le droit à la carte prioritaire.

Car depuis que je suis faite opérer rien ne va : des douleurs jours et nuits, je ne peux plus restez debout longtemps, parfois même allongée pendant plusieurs jours.
Même si je consulte des médecins, parfois incompétents car il font leur examens à la va-vite, j’ai quand même eu une orientation au centre anti-douleur en janvier 2018 et le rendez-vous est en juin 2018. En attendant je continue à me battre pour mes droits de reconnaissance handicapé, et mon orientation !

Même si les douleurs sont toujours là, que je ne peux plus porter même un petit sac de course, parfois je n’arrive même pas à ouvrir une bouteille. Quand je vais faire pipi j’ai un mal fou. Dès que je force pour me lever, porter puis même parfois marcher ça me fait mal.
Il ne faut jamais arrêter de se battre pour ses droits, notre maladie nous handicape.
Dans la vie sociale
Dans la vie familiale
Dans la vie de couple
Dans notre tête et notre corps
Mais surtout ne lâchez rien 💛 battons-nous ensemble pour que partout les droit soient pareils et qu’on arrête de nous dire que cette maladie n’est pas un handicap. On en guérit jamais vraiment.

Sarah, 23 ans

Marie-Sophie Germain Tout afficher

Journaliste spécialisée en Nouveaux Animaux de Compagnie à 30 Millions d’Amis (depuis 20 ans), Animal Distribution, Pets International, Pets Today * Auteur d'une quinzaine de livres sur les NAC (Editions De Vecchi et Editons Rustica) * Créatrice des sites NAC-Magazine.Com, PassionCobaye.Com et MonEndometriose.net * Toutes mes infos sur mon site pro : www.msgermain.net

Un commentaire sur « SARAH : je suis enfin reconnue travailleur handicapé » Laisser un commentaire

  1. Wahou !!! Quel parcours difficile …
    Dans mon cas , je ne sais que faire..
    J’ai été opérée à l’âge de 17 ans d’un kyste d’ endométriose et 4 mois après, sois mini-pilule je suis tombée enceinte . À 18 ans j’accouche de ma fille.. une merveille.
    Puis, des douleurs, mais je me dis que c’est normal suite a5in accouchement.
    Après 4 ans je décide avec mon conjoint d’avoir un autre enfant, mais mon gynécologue me dit que j’ai des kystes fonctionnels et des problèmes d’ hormones .. Il ne cherche pas plus loin et me donne un traitement hormonal qui ne fait rien du tout. Suite à une séparation, je décide de laisser tomber et d’attendre un nouvel amour pour faire un enfant. J’ai 29 ans aujourd’hui, et je viens d’apprendre que je fais de l’ endométriose sévère et que je ne peux en guérir complètement. Que j’aurais toujours ces douleurs et que je ne peux plus faire d’enfant naturellement , seulement par FIV et dans un labs de temps très court ( 3 ans) , car après, il me sera sûrement impossible d’en avoir , même avec une aide médical . Mon domaine de travail c’est la restauration , mais depuis quelques années, les douleurs et les vertiges ne me permettent plus que de l’intérim ou des extras… comment faire ?

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