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MARIE-SOPHIE : mon calvaire avec le stérilet Mirena

Le calvaire a commencé dès mes première règles, vers l’age de 12 ans. L’endométriose n’a été diagnostiquée que 20 ans plus tard. J’ai eu droit à 3 chirurgies et 4 FIV, et bien sûr divers traitements hormonaux. Tout le monde sait que ces traitements sont épouvantables. En revanche, il y a un traitement que l’on continue de présenter comme une alternative miraculeuse… alors que le miracle n’a pas lieu chez tout le monde.

En 2016, je me suis retrouvée dans un « cul-de-sac thérapeutique » : le dernier traitement disponible que je prenais (ménopause artificielle) ne fonctionnait plus. Or au niveau chimique, j’avais déjà tout essayé, sans succès sur le long terme. Le gynécologue de l’hôpital me propose alors une option qu’il dit « révolutionnaire », et « parfaite pour l’endométriose ». Il me montre alors un petit gadget en forme de T : le stérilet hormonal Mirena. Evidemment, je commence à faire un malaise… Rien que l’idée qu’on introduise un corps étranger dans mon organisme, et surtout qu’il doive y rester, me révulse…

Le gynéco explique que c’est la meilleure solution, car il s’agit d’un traitement hormonal local, et qui n’a aucun impact sur le reste du corps. Entre deux autres petits malaises, j’essaie de me convaincre, et surtout de convaincre mon mari, qui lui n’est pas du tout d’accord. Parce que le problème, c’est que je n’ai pas le choix, il me faut de nouveau un traitement pour stopper les règles ! Je finis par accepter, la mort dans l’âme, et toujours contre l’avis de mon mari. Mais j’accepte à une seule condition : que la pose du stérilet se fasse sous anesthésie. En effet, après des années de douleurs atroces, de chirurgies et de ponctions ovariennes à vif, je n’ai pas envie de rajouter des souffrances en plus. Le gynécologue accepte, et l’intervention a lieu quelques semaines plus tard.

Le jour-même, à part quelques saignements, le niveau de douleur est acceptable, et je le mets sur le compte de l’intervention. Mais les semaines et mois qui suivent deviennent petit à petit un calvaire. Certes, mes règles s’estompent un peu pendant quelques mois. Mais je me retrouve avec des symptômes d’infections urinaires absolument terribles, qui m’amènent plusieurs fois aux urgences tant la douleur est intolérable. Les analyses ne montrent aucune infection…

Pendant des mois, ma vessie me fait énormément souffrir, et elle se met à ne plus très bien fonctionner. Un jour, au supermarché, je fais soudainement « pipi dans ma culotte »… Je me rends compte que je ne peux plus me retenir quand j’ai envie d’uriner. Me voilà donc à 40 ans à devoir porter des protections spéciales pour l’incontinence…
Mon utérus aussi me fait beaucoup souffrir, avec de violentes crampes très fréquentes, et une sensation de brûlure.

Les douleurs continuent encore pendant des semaines, jusqu’à ce qu’un soir, un médecin aux urgences me demande comment cela se passe au niveau gynécologique. Je lui raconte tout en détail, tout mon parcours d’endogirl, les traitements que j’ai subis, et la pose du stérilet. Immédiatement, elle me dit que le problème ne vient pas de ma vessie, mais du reste, c’est à-dire l’endométriose et aussi le stérilet. Elle m’oriente vers une gynécologue et me conseille de me faire retirer le Mirena.

Le rendez-vous arrive enfin, j’explique tout à la gynécologue, et elle accepte de m’enlever ce stérilet de malheur. Au bout de quelques jours, je commence à sentir une réelle différence, comme si je n’avais plus cette sensation de « pierre lourde » dans le ventre et de brûlures. Les douleurs de la vessie qui étaient semblables à celle d’une infection s’estompent, puis disparaissent. Malheureusement, une inflammation chronique persiste, et les « problèmes techniques » aussi.

A ce jour, 2 ans après le retrait du stérilet, j’ai toujours mes problèmes urinaires. Merci Mirena ! En y repensant, je me dis que c’est complètement stupide de mettre un corps étranger dans un utérus (et en général un abdomen) qui est déjà malade et abîmé par le système immunitaire ! Forcément, le cocktail ne pouvait être qu’explosif ! En faisant des recherches, j’ai découvert que j’étais loin d’être la seule avec ce type de problèmes. Alors j’aimerais que les gynécologues cessent de présenter le Mirena comme une solution miraculeuse et sans danger.

Marie-Sophie Germain

Marie-Sophie Germain Tout afficher

Journaliste spécialisée en Nouveaux Animaux de Compagnie à 30 Millions d’Amis (depuis 20 ans), Animal Distribution, Pets International, Pets Today * Auteur d'une quinzaine de livres sur les NAC (Editions De Vecchi et Editons Rustica) * Créatrice des sites NAC-Magazine.Com, PassionCobaye.Com et MonEndometriose.net * Toutes mes infos sur mon site pro : www.msgermain.net

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