Skip to content

MARIE-SOPHIE : mon mari, le pilier de ma vie

J’ai rencontré mon mari dans de drôles de circonstances, sur internet, en discutant de dinosaures. Quelques mois plus tard, j’avais tout quitté en France pour venir vivre avec lui au Danemark, en redémarrant une vie à zéro. Je suis arrivée en taxi avec seulement une valise… comme dans les films.

Le temps a passé, et nous avons décidé d’avoir un enfant. J’ai alors arrêté la pilule, et c’est là que l’endométriose est revenue en force. Mois après mois, toujours pas d’enfant. Et puis les 4 FIV, sans succès. Nous nous sommes faits une raison… cela n’a pas marché alors tant pis, c’est comme ça. Pendant ce parcours, j’ai voulu plusieurs fois renoncer en plein milieu, à cause des terribles douleurs que provoquaient les traitements hormonaux. Mais mon mari m’a toujours encouragée à continuer. Il me disait qu’il fallait que je tente tout, que je fasse le maximum, pour ne rien regretter ensuite. Il avait tellement raison… Cela n’a pas marché, mais grâce à lui je ne regrette pas de ne pas avoir tout essayé. Il ma remarquablement soutenue pendant toutes les procédures, toutes ces épreuves. Il a toujours été là pour me tenir la main.

mariag49

Evidemment, je me sens coupable de ne pas pouvoir lui permettre de fonder une famille… Coupable de ne pas pouvoir le « câliner » autant qu’il aimerait. Coupable de devoir lui demander de m’aider pour ceci ou cela, à cause de la maladie qui m’affaiblit considérablement. Coupable de ne pas pouvoir travailler à temps plein et partager les factures. Coupable de l’avoir entraîné dans tout ce « cirque » des consultations, opérations, FIV, etc… Je lui ai même dit maintes fois que s’il voulait me quitter, je comprendrais. Parce que ce n’est vraiment pas la joie de vivre avec une Endogirl… Mais il reste, il tient bon, il m’aide, il me soutient… Il m’aime. Tout simplement.

Très souvent j’ai craqué en lui disant que je ne voulais plus vivre, plus exister dans ce corps qui me fait tant souffrir. Mais il trouve toujours le moyen d’honorer mon corps, de le faire exister à travers autre chose que la douleur. Il est remarquablement patient et compréhensif, il a une extraordinaire faculté à occulter certains aspects de notre vie qui ne sont pas toujours très drôles. Le fait qu’il soit toujours à mes côtés, toujours d’humeur égale, que je sache qu’il peut m’aider, apporte une stabilité, une sécurité, essentielles pour quelqu’un qui est malade en permanence.

J’ai vite réalisé que j’ai une chance inouïe de partager la vie de cet homme extraordinaire que j’aime profondément. Il est le pilier de ma vie, celui qui me permet de ne pas m’écrouler, celui qui me tient la tête hors de l’eau, celui qui fait que mon coeur continue de battre. Il bat pour lui. Très fort… ❤

Marie-Sophie, 42 ans.

 

Marie-Sophie Germain Tout afficher

Journaliste spécialisée en NAC au Magazine 30 Millions d’Amis depuis 20 ans, auteur de nombreux livres sur les NAC, créatrice des sites PassionCobaye.Com , NAC-Magazine.Com et MonEndometriose.net

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :