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SARAH : je dois tout recommencer, mais je me battrai jusqu’au bout

A 16 ans, on m’a suspecté une « endométriose ». Je ne savais absolument pas ce que c’était, mais apparemment ça devait expliquer les symptômes que je présentais comme la douleur dans le bas ventre permanente et exacerbée lors des règles. On m’a alors mis sous pilule continue, ce qui m’évita les crises douleurs pendant les règles car elles m’empêchaient de marcher.

A 17 ans, j’ai goûté au fruit défendu. C’était bien mais qu’est ce que ça faisait mal… On m’a dit que c’était normal la 1ère fois alors je ne me suis pas inquiété ! Mais toutes les fois suivantes ça a été pareil.

À 18 ans, alors que les douleurs ont augmenté malgré ma castration chimique entraînant un certain handicap au quotidien, j’ai fait une hémorragie de rupture : mon corps a ignoré la pilule et j’ai commencé à saigner sans arrêt pendant 2 mois. Ces 2 mois furent les pires de ma vie. Mon gynécologue m’a alors fait passer une IRM pelvienne et une échographie qui n’ont rien révélé. Il m’a alors prescrit des piqûres pour me mettre en ménopause artificielle, ce fut affreux. J’avais tous les symptômes de la ménopause. J’avais peur, j’avais honte mais pour mon gynécologue il était impensable de m’opérer d’une endométriose à mon âge.

Alors que je sombrais tout droit vers la dépression à cause des douleurs et de ce traitement carrément catastrophique, je décide de changer de médecin généraliste (car pour le 1er, ce n’étais pas une endométriose c’était juste dans ma tête) et ce nouveau toubib a pris le temps de m’écouter. Il m’a cru et m’a envoyé chez un gynécologue spécialiste de l’endométriose.
Ce spécialiste m’a donné un RDV rapidement, je l’ai vu la semaine suivante et je lui ai raconté mon histoire. J’ai commencé à pleurer de soulagement quand il m’a dis presque directement après qu’il ne comprenait pas pourquoi on ne m’avait pas encore opérée et qu’il allait le faire.
En juillet 2016, je me suis faite opérer et le résultat est sans appel: Endométriose profonde principalement localisée sur les ligaments utéro-sacrés.

Après tout ça j’ai pu recommencer à courir, à porter des choses plus lourdes, à marcher plus longtemps, à pouvoir aller au toilettes sans me lever en plein milieu car j’avais des coups électriques, à faire des câlins, à étudier et apprendre mon métier !
Je ne remercierai jamais assez ce médecin pour tout le bien qu’il m’a rapporté.

Malheureusement, à partir de l’automne 2017, alors que je viens d’avoir 20 ans, les douleurs reviennent. Aujourd’hui la douleur est à nouveau totalement là avec tous les handicaps l’accompagnant. Je dois tout recommencer… Mais je me battrai jusqu’au bout, je ne laisserai pas la maladie gagner aussi facilement !
Mesdames, ne perdez pas espoirs !

Sarah, 21 ans

Marie-Sophie Germain Tout afficher

Journaliste spécialisée en NAC au Magazine 30 Millions d’Amis depuis 20 ans, auteur de nombreux livres sur les NAC, créatrice des sites PassionCobaye.Com , NAC-Magazine.Com et MonEndometriose.net

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