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LORIANE : je redoute le jour où je déciderai de faire des enfants

Il y a cinq ans, ma gynécologue et moi cherchions une pilule qui pourrait m’aider à moins souffrir pendant mes règles. Une, puis deux, puis trois, rien n’y a fait. Là, j’ai eu de la chance : une semaine plus tôt, elle avait participé à une conférence sur la sensibilisation à l’endométriose. Le doute s’est installé dans son esprit. Elle m’a prescrit des analyses et examens puis placée sous un premier traitement en continu. Je ne réalisais pas encore très bien.

J’ai continué à avoir mal, et avec ce premier traitement, et même à avoir mes règles… Le trop petit dosage hormonal faisait ricaner mon corps. Donc, nous avons augmenté. Et encore. Aujourd’hui, je suis sous traitement depuis cinq ans. J’ai pris presque 20 kg, j’ai des sautes d’humeur régulières, je dors extrêmement mal et je traîne ma fatigue un peu partout (sans parler des douleurs, dont une crise en particulier m’a presque fait m’évanouir).

Plus jeune, j’avais honte d’être toujours la première couchée lors de soirée, mais je sais aujourd’hui que c’est à cause de l’endométriose qui ruine la qualité de notre sommeil.
Pour avoir la confirmation de ce diagnostic, il a fallu m’accrocher. Rien à l’échographie (et un sourcil levé et peu convaincu du médecin), pas grand-chose à l’IRM (et un spécialiste qui m’a carrément expliqué que j’étais douillette, qu’il n’y avait rien). J’ai tenu bon et suis allée voir un spécialiste avec les résultats de cette IRM, dont la première page indiquait que je n’avais pas les symptômes recherchés. L’interne qui m’a accueillie, a lu tout ça, m’a posé des questions et a conclu que, effectivement, ce n’était sûrement pas ça. Avec ce petit ton condescendant, vous savez…

Puis le le spécialiste est entré. Il a ouvert le dossier, a observé les images une dizaine de secondes, puis a dit calmement : « Ah bah oui, ici, sur les ligaments croisés, voyez comme l’un est plus épais que l’autre, vous avez bien une endométriose. » Là, la jeune interne a semblé se souvenir que j’avais précisé avoir mal pendant les rapports, et parfois aux toilettes… Je n’ai pas relevé. J’avais mon diagnostic.

Depuis, je prends mon traitement tous les soirs, et je redoute le jour où je déciderai de faire des enfants. Personne n’a été capable de me dire si j’aurai ou non des difficultés.

Loriane, 25 ans.

Marie-Sophie Germain Tout afficher

Journaliste spécialiste des Nouveaux Animaux de Compagnie : 30 Millions d’Amis (depuis 20 ans), Animal Distribution, Pets International, Pets Today - Auteur de 15 livres sur les NAC - Créatrice de NAC-Magazine.Com, PassionCobaye.Com et MonEndometriose.net - Toutes mes infos sur mon site pro : www.msgermain.net

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