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AUDREY : il faut un mental d’acier pour rester debout avec la douleur

J’ai 32 ans et j’ai été diagnostiquée en Septembre 2016 un peu par la force des choses. Après une soirée à me tordre de douleurs, une amie m’a emmenée aux urgences, j’y suis restée la nuit entière. Le lendemain, comme pour beaucoup d’entre vous, mes globules blancs à la prise de sang étaient a un taux très élevé mais on ne trouvait pas d’où cela pouvait provenir. Après m’avoir dit qu’on allait m’opérer de l’appendicite, un médecin plus averti m’a parlé d’endométriose et m’a conseillée d’aller passer un examen à Paris dans un centre spécialisé.

J’y suis allée et là, plus de doute possible, je suis moi aussi atteinte… Je suis une endogirl de stade 4. S’en sont suivi des rendez-vous médicaux et examens. Puis on m’a envoyée à l’hôpital Cochin à Paris pour envisager une préservation de la fertilité. C’est une équipe vraiment super avec des médecins et sages-femmes spécialisés. Quand a l’échographie du mois de Novembre le médecin m’a énoncé tout ce qu’il voyait, j’en suis restée muette.
Comment mes ovaires peuvent-ils être collés l’un à l’autre avec des endométriomes, ma vessie collée fermement à mon uterus et une partie du colon également ! J’avais une douleur dans la jambe depuis plusieurs mois alors mon médecin traitant m’a fait passer une radio de la hanche, ma douleur était osseuse, soi-disant… Alors qu’il n’en était rien : il y a un nodule sur l’uretère et sur les ligaments utéro-sacrés.

Il faut vraiment être prise en charge par des médecins spécialisés et humains car on est trop dénigrée par certains médecins qui ne savent meme pas de quoi ils parlent.
J’ai souvent entendu « les filles ça a tout le temps mal au ventre de toute façon » : j’aimerais bien les y voir, s’ils avaient leurs parties génitales engluées !! C’est toujours facile quand on n’est pas concerné et on a toujours la solution pour les autres, plus difficilement pour soi.

J’entame la PMA le mois prochain pour une congélation d’ovocytes a l’hôpital Cochin.
Je sais que ca sera compliqué, fatiguant et peut-être douloureux. Les hormones font flamber la maladie le temps des piqûres, dit-on.

Je suis une personne très sensible et émotive. Je ne considère pas cela comme une faiblesse, c’est justement ma force. Le courage c’est tomber, pleurer un bon coup, se relever et continuer.
Etre entourée est un point également important. On a pas besoin d’entendre de conseils ou de choses incomprises sur le sujet, on est renseigné sur cette maladie que quand on l’a ou quand on s’y est assez intéressé pour en comprendre les travers.
Souvent juste une main tendue et la présence de nos proches suffit et j’ai la chance d’avoir un entourage extraordinaire.

A tous ceux qui liront ce message : soyez indulgents envers les femmes atteintes de cette maladie. Je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi de ressentir cette douleur quand elle est à son apogée. Il faut un mental d’acier pour rester debout avec elle…

Audrey, 32 ans.

Marie-Sophie Germain Tout afficher

Journaliste spécialisée en NAC au Magazine 30 Millions d’Amis depuis 20 ans, auteur de nombreux livres sur les NAC, créatrice des sites PassionCobaye.Com , NAC-Magazine.Com et MonEndometriose.net

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